"L'écriture est une chose et le savoir en est une autre. L'écriture est la photographie du savoir, mais elle n'est pas le savoir lui-même. Le savoir est une lumière qui est en l'homme; héritage de ce qui lui a été transmis. La parole EST l'homme. Le verbe est créateur. Il maintient l'homme dans sa nature propre". Amadou Hampâté Bâ

jeudi 18 octobre 2007

Retour sur mon retour...

Jeudi 27 septembre m’a trouvé à Gao. Anniversaire de Lénaïgue. C’était l’occasion de goûter une de ses chèvres, encore une fois c’est un régal !
Jean devait arriver le lendemain vers 8-9h…pour finir c’était plutôt 5h du mat’…autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi avant d’aller bosser, mais j’étais tellement contente de le voir !
Dernier week-end à Gao. Derniers moments avec la petite bande d’expats. Vendredi, premiers contacts de Jean avec Gao. Je m’amuse de le voir sortir son appareil photo toutes les 20 sec. Repas à l’annexe. Courses à la maison des artisans. Dur dur de pas craquer face aux incessants « donne moi ton prix ». On s’en sort pas trop mal.
Petit volley le soir au stade avec 2 équipes de manchots ;). La traditionnelle bière post volley et pré douche au Koukia. Le soir, Sidibé nous prépare un bon petit ragoût de mouton. J’ai encore mes petits repères bousculés de voir Jean dans mon monde malien. Il s’adapte bien, en tout cas ;) Plus tard, verre à l’Amitié. Ca fait longtemps que je n’y suis pas allée. Envie de me faire un petit pèlerinage, retrouver des sensations des supers moments vécus là. Soirée calme mais qui tombe à pic. Je suis morte de fatigue. Dodo à la belle étoile.
Samedi, courses pour ma fiesta de départ. Ce sera chez les VP. Petit tour au tombeau des Askia histoire de faire un peu les touristes. Visite éclair les pieds nus à escalader le banco brûlant du tombeau. Je ne tiens pas plus de 2 sec pour admirer la vue. Trop les pieds en feu !

Fin d’aprem. Foot avec toute la petite troupe. Avec un Jean digne d’un Berrewaerts si vous voyez ce que je veux dire ;) Il en a fait voir de toutes les couleurs aux cubains et autres italiens.
Le soir. C’est le grand soir. La grosse soirée d’adieu. Au menu, méchoui, couscous, gâteaux, des casiers de bières en pagaille, du rhum negrita à 4000 et une trentaine d’invités. Petits stress de coupures de courant en début de soirée mais tout finit par rentrer dans l’ordre. J’me sens toute pleine d’un grand je sais pas trop quoi. Cette parenthèse qui se ferme tout doucement. Cette expérience incroyable. Ces gens. Ces rencontres. Tout cela se termine. Il va falloir passer à autre chose. Je ne trouve pas trop mes mots dans mon discours que Marco et Kurt m’obligent à faire. J’ai envie de prendre tout l’monde dans mes bras. Je sais très bien qu’on finira par se perdre de vue, mais ils ont tous fait partie de ma vie pendant ces 10 mois. Passés trop vite. En tout cas, la fête fut parfaite.

Une des meilleures ;)
Je vous passe le lendemain de la vieille. Juste une image, celle de Jean visiblement ayant abusé du rhum, vautré sur le carrelage dans la fraîcheur climatisée du bureau de Sidibé ;).
Lundi. Dernier jour au bureau. Adieux le soir avec mes collègues. A la malienne, le repas finit tout le monde s’en va…Emotions...J’ai la gorge un peu serrée…fini le PADH pour moi. Et une bonne petite semaine de tourisme avec Jean en remontant vers Bamako pour prendre notre vol pour Bruxelles le mercredi suivant.