"L'écriture est une chose et le savoir en est une autre. L'écriture est la photographie du savoir, mais elle n'est pas le savoir lui-même. Le savoir est une lumière qui est en l'homme; héritage de ce qui lui a été transmis. La parole EST l'homme. Le verbe est créateur. Il maintient l'homme dans sa nature propre". Amadou Hampâté Bâ

jeudi 18 octobre 2007

Djenné

On ne traîne pas trop sur Mopti. Après avoir lu mes petits guides sur le Mali, j’étais déjà surexcitée à l’idée d’aller à Djenné.

Ruelles sales. Opression. Quel est ton nom ? My name is Bab. Tou-Bab. Ce n’est pas encore la saison touristique. On fait très tache. On se rend vite compte que la ballade dans le dédale des rues de la ville sera difficile sans guide.

On se retrouve dans une gargotte pour se prendre un café réparateur et souffler un peu au calme. Un jeune qui nous avait déjà abordé la vieille à notre arrivé nous y rejoint comme par hasard. On finit par accepter de l’embaucher pour faire le tour en quelques heures. Un peu plus tard un autre guide vient nous hurler dessus en nous disant que le notre n’est pas officiel.
Moments pénibles avec ce guide officiel désagréable et violent qui nous suit partout. J’en peux plus. A 2 doigts de craquer, mais je garde mon calme. Marre de ce Mali doux et violent à la fois.

On continue avec notre gentil « faux » guide. Quelques ruelles plus loin, l’autre débarque pour lui mettre une convocation de la gendarmerie en poche. Il faut savoir que le tourisme est réglementé au Mali et que notre ami faisait quelque chose d’illégal. Comment lui en vouloir ? Ici, on se lève pour sa survie, on cherche l’argent du condiment de la journée pour sa famille.
On l’accompagne à la gendarmerie histoire d’arranger les choses…même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’on le jette au cachot. Pas moyen de discuter…Traumatisés, on se pose à la terrasse de l’hôtel où on a décidé de déménager pour cette nuit (le gérant de l’autre : « chez Baba » n’était pas des plus accueillant).
On se prend, une chambre pour pouvoir dormir plus longtemps le lendemain. Sur le toit, on vit au rythme du soleil…et ici il se lève trèèès tôt !
Fin de journée plus agréable. Notre guide est sorti de prison. On achète plein de bogolan chez « Tanti, la reine du bogolan ». Promenades.



Le soir Yassa au poulet et chopines. Rokia Traoré et sa douce voix nous fais passer un de ces moments privilégiés comme je les adore. Perdue dans mes pensées la tête dans le milliard d’étoiles au-dessus de nous.
Lendemain matin. Réveil tôt. Notre réveil interne est bloqué à 6h, puis la planche de Fakir qui fait office de sommier c’est pas le mieux pour la grasse mat’.
Tour au marché. C’est le grand jour à Djenné. On y vend de tout ! Fringues, bouffe, électro, pneus, bourgou pour les animaux, charbon,…


Bus pour Ségou. On ne sait jamais quand ils partent ni combien de temps ils prennent. Il faut attendre que ça se remplisse, puis après on est à la merci des aléas de la « route ».