"L'écriture est une chose et le savoir en est une autre. L'écriture est la photographie du savoir, mais elle n'est pas le savoir lui-même. Le savoir est une lumière qui est en l'homme; héritage de ce qui lui a été transmis. La parole EST l'homme. Le verbe est créateur. Il maintient l'homme dans sa nature propre". Amadou Hampâté Bâ

mardi 26 juin 2007

Un peu de chantier...

Petite visite sur un chantier de forage… histoire d’enfin voir en pratique ce dont je me souviens de mes cours de mécasols.
Un chantier de forage c’est quand même plus impressionnant que celui d’un puits. En 3 jours un forage peut être fini, alors qu’un puits ça peut prendre 3 mois…voire plus.
Keita, le contrôleur du bureau d’études BSH qui répond à mon milliard de questions, me confirme qu’il préfère mille fois être sur un chantier de forage. « On apprend plus, ce n’est pas aussi monotone que sur un puits ».




Sur le chantier, on trouve d’abord l’atelier. Comme on peut le voir sur la photo, c’est un gros camion avec un mât et toute une machinerie qui permet au foreur de travailler. A côté, un camion contient les tiges que l’on agrippe au mât et que l’on descend au niveau du trou. On fore le trou à l’aide de l’ « outil » qui est fixé aux tiges. Le trilame ou le tricône si on est dans un sol de type sédimentaire et le marteau si on est dans de la roche qui a une plus grande dureté. Avec le trilame, on utilise un mouvement de rotation pour avancer dans le sol. Avec le marteau, ce sont 2 mouvements combinés. La rotation et la percussion. Pour refroidir, lubrifier l’outil et stabiliser les parois, on injecte de la « boue » dans les tiges. La boue est un mélange à haute pression de Foragom et d’eau. Un circuit fermé fait passer la boue du bac à boue aux tiges pour revenir par un décanteur qui sert à la filtrer. Tous les mètres, on prélève les gravats au niveau du décanteur pour les placer dans une boîte à échantillons (cf photo). Ca permettra de connaître la lithologie rencontrée au cours du forage et d’équiper le forage en fonction du terrain. Quand on a un forage positif (un débit de min. 0,5m³ pour un forage destiné à une pompe à motricité humaine), on peut équiper. C'est-à-dire qu’on va enlever le tubage provisoire pour mettre le définitif. Les crépines sont des tubages avec des petites fentes (cf photo) que l’on place au niveau des venues d’eau rencontrées.
Voilà en très résumé comment ça se passe…